Extrait

Bermuda
de Jacques-Pierre Amette

Le 03/07/2014 à 19:17 - 0 commentaire

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Jacques-Pierre Amette

Seuil

romans et fiction romanesque

juin 1977

9782020046527

7.50 €

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ISBN : 9782020046527

Editeur : Seuil

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Résumé du livre
André et Jaroslav n'ont connu que des boulots minables, des chambres miteuses, des vacances ratées. Leur passé, comme leurs chaussettes, est plein de trous. Et puis tout à coup une fille au prénom coquet 1930, Daisy, pas si 1930 que ça, entre dans leur vie. Dans son sillage: le cinéma, un scénario (Bermuda), le fric, l'amour, la gloire... L'histoire de Bermuda deviendra vite l'histoire du trio. Le scénario se fera et se défera. Paris, Combe-aux-Loux, Lausanne. Ils rêveront de vivre et vivront comme on rêve. Et la réalité dans tout ça? Quelque part, le monde est comme un paquebot illuminé. Daisy: rien de moins que le France. Les deux garçons: deux minuscules marins qui le saluent d'une barque ballottée par les vagues. Simple comme bonjour, familier comme la vie, elliptique comme un certain cinéma (de "Jules et Jim" aux meilleurs Suisses), tendre et vulnérable comme l'Amour et l'Amitié, voilà Bermuda.

 

Premier chapitre

à Camille
qui ne sait pas encore lire

La nuit tombait. André sortit d’une charcuterie en portant un carton rempli de terrines, de salade russe, de bouteilles de Beaujolais nouveau. Il traversa le boulevard du Montparnasse au milieu des voitures et des parapluies. Daisy l’attendait au Dôme. Elle portait une robe mauve plissée très 1925. Elle avait un roman entre les mains et quand elle leva les yeux vers André, celui-ci sentit l’infranchissable mélancolie qui constituait l’essentiel de leurs rapports.

— Voici le roman, dit-elle. Peux-tu le lire dans la nuit et me donner une réponse ?

Elle donna l’ouvrage, un gros best-seller avec une couverture pelliculée.

— Comment ça s’appelle ? Montre…

— Bermuda, en anglais. En français, c’est bêtement traduit par : Vacances qui tuent.

— C’est un bon titre.

— Bermuda ?

— Non : Vacances qui tuent.

— Mais Bermuda est plus exact.

André commanda un expresso et alluma tranquillement une Gauloise sans se soucier de Daisy. Il regarda les silhouettes qui passaient derrière la buée de la terrasse. Les tubes fluorescents donnaient une pâleur irréelle au visage de la jeune fille.

— C’est une merde intégrale, dit Daisy. Mais les producteurs trouvent ça épatant.

André feuilleta le bouquin.

— Est-ce que tu peux le lire dans la nuit ? demanda Daisy.

— Oui.

Daisy termina son jus de tomate et pencha la tête.

— C’est vraiment une merde ? demanda André pour se rassurer.

— Une merde totale, intégrale et définitive.

— Très bien.

— Ça se lit comme du petit lait.

— Pourrais-tu me raconter, grossièrement, l’intrigue ?…

Daisy dessina ses lèvres avec du rouge sang de bœuf et raconta :

— C’est une histoire qui se passe au printemps dans un collège de jeunes filles, du côtéde Nantes. Enfin, dans la version française, c’est censé se dérouler près de Nantes. Un professeur, Michael, vient donner des leçons de sciences naturelles. Au cours d’une promenade scolaire, il s’amourache d’une collégienne, Amanda, qui, très vite, se donne à lui. Le professeur et la collégienne vont cacher leurs amours dans la verdure, mais la patronne de l’auberge, Marcelle, reconnaît le professeur : un ex-truand qui l’avait mise enceinte quand elle-même était entraîneuse derrière l’Opéra. Elle décide de faire chanter le professeur qui doit se marier prochainement avec Amanda. Mais le professeur étrangle Marcelle dans la cuisine de l’auberge. Témoin accidentel, Amanda décide de ne rien dire à la police qui, longtemps, croit à un règlement de comptes sans soupçonner l’assassin véritable. Puis, une collégienne, amie d’Amanda, apprend la vérité de la bouche d’Amanda elle-même et écrit une lettre anonyme pour l’inspecteur qui s’occupe de l’affaire. Michael est arrêté, confondu, jugé, mais le procès se termine par un non-lieu, car Michael était en état de légitime défense — sur le plan moral — et le collège fait fête au professeur qui va épouser Amanda pendant les vacances scolaires.

 

 

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