Extrait

Beat Generation
de Jack Kerouac

Le 22/12/2014 à 07:52 - 0 commentaire

Auteur :

Editeur :

Genre :

Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Jack Kerouac

Gallimard

theatre

9782070125524

13.90 €

chaPitre.com title=
  • Zoom moins
  • Zoom plus
  • Signaler erreur
  • Envoyer à un(e) ami(e)

Version grand format

 

illustration

ISBN : 9782070125524

Editeur : Gallimard

Prix grand format : 13.90 €

 

Acheter le livre
avec chaPitre.com

Version numérique

 

illustration

ISBN :

Editeur : Editions Gallimard

Prix grand format : 9.99 €

 

Acheter le livre
avec chaPitre.com

Résumé du livre
Attends, écoute-moi trente secondes, je vais te montrer un truc, tu vois, mec, Jésus, il descend sur terre, et son karma, c'est de savoir qu'il est fils de Dieu, et qu'il va falloir mourir sur la croix pour assurer la sécurité, la sécurité éternelle du genre humain, c'était tout prévu à l'avance, même Judas... Beat Generation: une pièce au sujet de l'amitié, de l'angoisse et, aussi, du karma. Elle débute par un beau matin d'automne clair et frais, alors que quelques amis, honnêtes travailleurs pour certains, des individus en voie de clochardisation pour d'autres, se passent de main en main une bouteille de vin. La pièce finit par la réaffirmation, en forme de satori, du pouvoir de l'amitié et de la valeur des petits échanges sans importance qui forment le fond de notre vie.

 

Premier chapitre

 

 

 

 

 

 

INTRODUCTION

 

 

 

Pour parler de cette pièce, il faut la replacer dans ce qu’on pourrait appeler son contexte culturel. Nous sommes en 1957. Dwight D. Eisenhower est président des États-Unis, Richard M. Nixon vice-président. Le prix Pulitzer réservé au théâtre vient d’être attribué à Eugene O’Neill pour sa pièce Long voyage du jour à la nuit ; aucun roman n’a été primé. West Side Story démarre à Broadway, Leave it to Beaver fait son apparition à la télévision et, au cinéma, le spectateur a toutes les chances de voir Le Pont de la rivière Kwaï, Douze hommes en colère ou Peyton Place. La politique intérieure est encore aux prises avec le problème de la déségrégation raciale dans les écoles. Pendant ce temps, les Russes ont lancé leur premier Spoutnik, la conquête de l’Espace a commencé. Nous sommes en 1957, Kerouac a publié Sur la route et, parmi les autres livres de l’année, on compte L’Assistant de Bernard Malamud, Une mort dans la famille de James Agee et Les Structures de la syntaxe de Noam Chomsky.

À cette époque, Kerouac et sa horde de scribes ne parlent que d’adopter et de célébrer la vie « beat ». Kerouac aurait fabriqué le terme, dès 1948 selon certains, pour qualifier des conventions sociales « périmées », « éculées », « finies ». On a souvent pensé aussi que l’expression « Beat Generation » était une référence à la « Lost Generation » (la « génération perdue ») d’Hemingway avant guerre, mais avec une tonalité plus positive : les Beats sont des hommes qui ont reçu la lumière, ils sont « béats », à la confluence de bon aloi entre les philosophies bouddhiste et catholique, primordiales pour Kerouac.

En 1957, Kerouac n’était pas comme aujourd’hui une figure aussi colossale que les têtes du mont Rushmore. Il jouissait d’un certain anonymat, et n’était encore qu’une version première de lui-même plutôt qu’une personnalité, une célébrité.

Contrairement aux anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale qui, une fois démobilisés, prenaient femme, s’installaient dans une banlieue résidentielle et s’investissaient corps et âme dans le Rêve Américain, la culture florissante du toujours plus, du conformisme forcené, la vie beat se vivait aux marges. Les Beats n’avaient rien à perdre et, en cas de chute, ne tomberaient pas de haut. Tournés vers la métaphysique et la méditation, aux antipodes du matérialisme ambiant, ils étaient le parfait négatif photographique du petit cadre dans l’entreprise. Kerouac et sa confrérie expérimentale aspiraient à autre chose — une forme de liberté. Ils voulaient prendre leur essor, s’envoler, briser leurs chaînes pour traverser l’espace et le temps. Ils cherchaient la spiritualité et la délivrance parmi les démunis. Ce qui ne les empêchait pas de vouloir prendre du bon temps, se faire trois sous aux courses, boire quelques coups, en tirer d’autres. Comparés au citoyen de base, ils étaient rebelles à la règle, inquiétants, menaçants.

 

 

Publier un commentaire

 

publier mon commentaire

medias

critiques

critiques En territoire Auriaba, 4ème roman de Jérôme Lafargue

critiques "La peinture est une chose intellectuelle"

critiques Don Quichotte par Rob Davis : Cervantès plus vivant que jamais

critiques Kierkegaard et la sirène

Suivez-nous

 

Désinscription

medias

16

1

beat-generation-jack-kerouac

5482