Extrait

Batman : nightwalker
de Marie Lu

Le 23/05/2018 à 16:06 - 0 commentaire

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Date de parution :

ISBN :

Total pages :

Prix :

Marie Lu

Bayard Jeunesse

23/05/2018

9782747088459

550

16.90 €

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ISBN : 9782747088459

Editeur : Bayard Jeunesse

Prix grand format : 16.90 €

 

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Résumé du livre
Bruce Wayne vient d'avoir dix-huit ans. Alors qu'il rentre chez lui après sa somptueuse fête d'anniversaire, il arrête un criminel en fuite, faisant ainsi de l'ombre à la police avec qui il a un accrochage en voiture pendant la course-poursuite. Il est donc condamné à un service d'intérêt général dans l'Arkham Asylum de Gotham City, l'hôpital psychiatrique pour les criminels les plus dangereux de la ville. Bruce rencontre un personnage intrigant : Madeleine, en lien avec le gang Nightwalker qui terrorise Gotham City. Les Nightwalkers ciblent les riches, et le nom de Bruce est le suivant sur leur liste...

 

Premier chapitre

Prologue


Le sang sous ses ongles la tracassait.

Saletés de gants, songea la fille, agacée. Ce soir, elle en portait même deux paires l’une sur l’autre, mais un coup de couteau maladroit avait entamé les deux couches et, à présent, elle avait du sang sur les mains. Idiote ! En toute autre occasion, elle aurait pris la peine de gratter méticuleusement les traces rouges sous ses ongles, l’une après l’autre. Mais, cette fois, elle n’en avait pas le temps.

Pas le temps, pas le temps.

Le clair de lune s’insinuait sur le sol de la vaste demeure, éclairant une partie du corps de l’homme nu. Il saignait d’étrange façon, comparé aux autres, pensa la fille. Le sang formait sous lui un disque parfait qui évoquait le glaçage lisse d’un gâteau.

Avec un soupir, elle fourra la bombe de peinture rouge dans son sac à dos puis ramassa quelques-uns des chiffons éparpillés par terre. Sur le mur voisin s’affichait le symbole qu’elle venait de tracer à la hâte.

Ce soir, ils avaient mal calculé leur coup : le système de sécurité de Sir Grant à l’entrée de la demeure était plus complexe que prévu, et ils avaient eu la mauvaise surprise de tomber sur leur victime alors qu’elle était censée être profondément endormie. Ils prenaient du retard, et elle détestait cela.

Elle fit rapidement le tour de la chambre pour rassembler leurs outils et les ranger dans son sac. La lune éclairait ses traits à intervalles réguliers tandis qu’elle passait devant les fenêtres. Sa mère lui disait toujours que, depuis sa naissance, elle ressemblait à une poupée avec ses grands yeux d’un noir d’encre, ses cils immenses, son nez fin, sa bouche en bouton de rose et son teint de porcelaine. Ses sourcils nets et arqués lui donnaient une expression de vulnérabilité permanente.

C’était ça, le problème, avec elle. Les gens ne voyaient jamais l’essentiel jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Jusqu’à ce qu’elle ait leur sang sous les ongles.

Dans l’affolement, ses cheveux s’étaient détachés et cascadaient comme une rivière noire sur ses épaules. Elle s’arrêta pour les rassembler rapidement en chignon. Elle ne doutait pas d’en avoir semé quelques-uns par terre, autant d’indices pour la police. Mais peu importe – tant qu’elle pouvait s’échapper d’ici à temps. Cette fuite précipitée ne lui ressemblait pas.

Je vais les tuer, pensa-t-elle amèrement. Me laisser nettoyer après eux…

Des hurlements de sirènes retentirent dans la nuit.

Se figeant, elle tourna la tête vers les rumeurs à l’extérieur, l’oreille aux aguets. Instinctivement, elle posa la main sur l’un des couteaux harnachés à sa cuisse. Puis elle se mit à courir. Ses bottes ne produisaient aucun bruit – l’unique son provenait des rebonds discrets du sac sur son dos. Sans s’arrêter, elle remonta son foulard noir sur le bas de son visage pour masquer sa bouche et son nez puis abaissa sa visière teintée sur ses yeux. La maison se transforma aussitôt en une grille de signaux thermiques et de lignes vertes.

 

 

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