Extrait

À la croisée des mondes t.1 ; les royaumes du Nord
de Philip Pullman

Le 16/01/2014 à 22:15 - 0 commentaire

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Philip Pullman

Gallimard-Jeunesse

littérature pour la jeunesse

15/03/2007

9782070612420

500

8.70 €

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ISBN : 9782070612420

Editeur : Gallimard-Jeunesse

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Résumé du livre
La jeune Lyra, élevée à Oxford au sein du prestigieux Jordan College, dans le monde austère des Érudits, mène entre ces vénérables murs une existence intrépide de sauvageonne, en compagnie de Roger, le marmiton. Depuis quelque temps, une invisible menace semble planer sur le monde connu, une mystérieuse Poussière qui tombe du ciel. Des expéditions sont organisées vers les régions lointaines et inhospitalières du Nord, d'où semble venir le fléau. Existe-t-il un lien entre la Poussière et les nombreuses disparitions d'enfants que leurs ravisseurs semblent conduire vers le Nord, pour leur faire subir, dit-on, d'atroces mutilations? Quand Roger disparaît à son tour, Lyra n'hésite pas à se lancer sur ses traces, aidée par le peuple des gitans… Un voyage vers le Grand Nord, périlleux et exaltant, qui lui apportera la révélation de ses extraordinaires pouvoirs et la conduira à la frontière d'un autre monde.

 

Premier chapitre

 

 

 

Première partie

Oxford

 

 

Le mot « dæmon », qui apparaît tout au long du livre, se prononce comme le mot français « démon ».

 

 

 

1

La carafe de tokay

 

 

Lyra et son dæmon traversèrent le Réfectoire où grandissait l’obscurité, en prenant bien soin de rester hors de vue des Cuisines. Les trois longues tables qui occupaient toute la longueur du Réfectoire étaient déjà dressées, l’argenterie et les verres réfléchissaient la lumière déclinante, et les longs bancs étaient tirés, prêts à accueillir les convives. Les portraits des anciens Maîtres étaient accrochés aux murs, tout là-haut dans la pénombre. Lyra atteignit l’estrade, jeta un coup d’œil par-dessus son épaule vers la porte ouverte des Cuisines et, ne voyant personne, elle s’approcha de la table surélevée. Ici, les couverts étaient en or, pas en argent, et les quatorze sièges n’étaient pas des bancs en chêne, mais des chaises en acajou dotées de coussins en velours.

Lyra s’arrêta à côté de la chaise du Maître et donna, de l’ongle, une chiquenaude sur le plus grand des verres. Le tintement clair résonna dans le Réfectoire.

– Tu n’es pas sérieuse, chuchota son dæmon. Sois sage.

Il se nommait Pantalaimon, et, à cette heure, il avait pris l’apparence d’un papillon de nuit marron pour passer inaperçu dans l’obscurité du Réfectoire.

– Ils font bien trop de bruit dans les Cuisines pour nous entendre, répondit Lyra à voix basse. Et l’Intendant n’apparaît qu’au premier son de cloche. Cesse de t’inquiéter.

Malgré tout, elle appuya la paume de sa main sur le cristal qui continuait de résonner, et Pantalaimon s’éloigna dans un battement d’ailes pour se glisser par l’entrebâillement de la porte du Salon, située à l’autre extrémité de l’estrade. Il réapparut presque aussitôt.

– Il n’y a personne, chuchota-t-il. Mais nous devons faire vite.

Accroupie derrière la table, Lyra fila jusqu’à la porte et pénétra à l’intérieur du Salon ; là, elle se redressa en regardant autour d’elle. L’unique lumière provenait d’une cheminée, dans laquelle des bûches flamboyantes se tassèrent légèrement au moment où son regard se posait sur elles, faisant jaillir dans l’âtre une fontaine d’étincelles. Lyra avait passé presque toute sa vie au Collège, mais jamais encore elle n’avait vu le Salon : seuls les Érudits et leurs invités pouvaient entrer ici, et uniquement les hommes. Les servantes elles-mêmes ne faisaient pas le ménage dans cette pièce. Cette tâche était réservée au Majordome.

Pantalaimon se posa sur l’épaule de Lyra.

– Alors, tu es contente ? On peut s’en aller maintenant ? murmura-t-il.

– Ne dis pas de bêtises ! J’ai envie d’en profiter !

C’était une vaste pièce, avec une table ovale en bois de rose verni, sur laquelle étaient posés plusieurs carafes et des verres, ainsi qu’un nécessaire de fumeur en argent avec un râtelier à pipes. Sur un buffet, non loin de là, se trouvaient un petit poêlon et un panier contenant des têtes de coquelicot.

 

 

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